Site officiel du film Casa Nostra (2012) de Nathan Nicholovitch
Les films aux dos tournés, Aramis films, Casanostra productions

Entrer | Sitemap | loop"
CASA NOSTRA - Portrait : Mathilde
MATHILDE
Nom : Scappini / Prénom : Mathilde / Age : 30 ans / Lieu de Naissance : Auvers sur Oise / Lieu de Résidence : Marseille (Quartier du Panier) / Morphologie : Petite femme / Démarche : Vive, elle se muscle en permanence / Handicap : S’énerve très vite, ne sait pas cacher ce qu’elle pense ou ressent / Signes distinctifs : Un chien tatoué sur l’omoplate droite / Caractère : Sanguine, volontaire et raisonnable.
Je ne sais pas si mon souvenir est exact mais je revois distinctement le moment où ce type a joui en moi. Je peux presque le ressentir encore aujourd’hui. Je ne me rappelle pas de son nom, peut-être que je ne le savais pas. C’était un 14 juillet. J’avais suivi Suzanne chez ses grands-parents près de Toulon. La permission de minuit nous avait poussées à faire le mur, on était retourné danser près du port.

J’avais rencontré ce type au bar. Nous nous sommes mis à danser puis à s’embrasser et je me souviens d’avoir eu la sensation précise d’embrasser ma propre bouche. Comme quand j’étais petite et que j’embrassais mon image dans le miroir en essayant d’imaginer à quoi pouvait ressembler un baiser d’amour. J’ai refusé de suivre Suzanne lorsqu’elle est rentrée se coucher. Je suis partie en direction de la plage avec ce type.

Je me suis déshabillée, je l’ai aidé à ôter sa chemise, j’étais impatiente, déjà humide. Tout semblait très facile pour une fois. Il y avait quelque chose d’évident à se retrouver nus au pied de cet arbre, à s’embrasser, à se caresser, à prendre sa queue dans ma bouche, à ce qu’il mange entre mes cuisses. Mais son sexe est resté mou. Il m’a dit qu’il n’avait pas envie de baiser. Qu'il voulait être aimé pour lui même - pas pour sa belle gueule, ni pour sa bite mauve, c’était touchant. Mais ça ne m’a pas fait rire, j’ai explosé. Je me suis relevée et je l’ai humilié - j’ai tendu un billet de 100 balles en lui demandant si ça suffisait pour qu’il daigne éteindre le feu que j’avais dans le ventre. Il s’est mis à rire. Il a pris l’argent et il a dit : "J’ai le double de ton âge et je me reconnais dans ta sale gueule... Retourne-toi " - Il a dit.

Il a guidé son sexe jusqu’au mien, il était dur. Il m’a prise brutalement contre l’arbre. Il me tenait fermement - une main sur l’épaule, l’autre agrippée à ma fesse. J’ai cambré les reins autant que j’ai pu et j’ai joui presque tout de suite. J’ai voulu lui dire de faire attention mais au même moment il est venu lui aussi. Je ne bougeais pas. J’imaginais le sperme s’éparpiller en tous sens - se répandre comme un métal fondu - jusqu’à ce que toutes les parois de mon ventre en soient complètement tapissées.

Après je me souviens du visage de maman - « Maman - il faut que je te parle...» Elle s’est retournée - elle était assise, il y avait du chahut autour de la table, on fêtait les 50 ans de Walter. Elle a plongé son regard dans le mien et elle m’a dit  : «Tu es enceinte» J’ai acquiescé. Une expression de fureur lui a déformé le visage puis elle s’est détournée. Comme pour prendre la mesure de ce qu’il lui arrivait - comme si c’était de sa faute.